Société

Colère à l’université américaine Notre-Dame après la contamination de son président

Distanciation physique, port du masque: les consignes strictes mises en place au sein de la prestigieuse université américaine Notre-Dame n’ont pas été appliquées par le président de l’établissement, testé positif au Covid-19, provoquant la colère des étudiants.

Le révérend John Jenkins fait partie de la dizaine de personnes testées positives au coronavirus après avoir participé le 26 septembre à une réception en l’honneur de la juge Amy Coney Barrett, ancienne étudiante de la faculté confessionnelle Notre-Dame, nommée à la Cour suprême par Donald Trump.

La cérémonie s’est tenue en plein air, dans le jardin de la Maison Blanche, mais les invités ne portaient pas de masque et étaient serrés les uns contre les autres, sans tenir compte de la distanciation physique.

« C’est frustrant parce que ma soeur, qui est en première année, ne peut même pas venir me rendre visite dans mon dortoir », s’exclame Julia Tihansky, étudiante à Notre-Dame, en troisième année de génie chimique.

La jeune femme originaire de Pennsylvanie explique qu’aucun étudiant extérieur ne peut entrer dans le bâtiment de sa résidence universitaire. C’est l’une des mesures de sécurité pour éviter la propagation du virus.

« C’était une mauvaise décision, peu importe combien de tests ils ont fait ou dit avoir fait au préalable », s’indigne Michael Lee, étudiant en troisième année en biologie, qui déjeune au soleil sur une pelouse près de la bibliothèque.

– Respect des mesures –

« Comme il représente l’université, il aurait dû respecter les mesures qu’il a instaurées pour les étudiants et le personnel », souligne M. Lee, qui vient de Boston.

Plus de 200 étudiants ont signé une pétition réclamant la démission du président Jenkins, mais la fédération étudiante de Notre-Dame n’a pas apporté son soutien à cette requête.

« Je regrette mon erreur de jugement qui a consisté à ne pas porter un masque durant la cérémonie et à serrer des mains à de nombreuses personnes », a écrit John Jenkins dans une lettre adressée aux étudiants et au personnel de Notre-Dame, université catholique située dans la ville de South Bend dans l’Indiana, à l’est de Chicago.

« J’ai échoué à montrer l’exemple alors que j’ai demandé à toutes les personnes de la communauté de Notre-Dame de le faire », a-t-il déploré.

Souffrant de symptômes légers, M. Jenkins a indiqué qu’il allait se placer en quarantaine.

Le président avait pourtant mis en place des mesures drastiques pour lutter contre le coronavirus dans son université, n’hésitant pas à suspendre les cours en présentiel pendant deux semaines lorsque les contaminations ont commencé à grimper après la rentrée en août.

La faculté a rendu le masque obligatoire sur le campus et veille à ce que les étudiants s’assoient sur des places assignées pendant les cours, à distance les uns des autres.

« Ici nous portons des masques partout », « Ici nous pratiquons la distanciation physique », ce type de panneaux fleurissent sur le campus, où des distributeurs de gel désinfectant ont été installés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.

Au total, 785 étudiants sur les 12.000 que compte Notre-Dame ont été testés positifs au Covid-19, selon les chiffres de la faculté.

bobc/dw/dax/els

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