Politique

droite et gauche à la conquête de six circonscriptions, sans LREM

Sur fond d’abstention massive, gauche et droite se sont partagé dimanche soir six sièges de députés, lors du second tour d’élections législatives partielles pour lequel LREM n’avait pas réussi à qualifier de candidats.

A l’issue de ce scrutin, conséquence des municipales et de la nomination d’un nouveau gouvernement en juillet, les bancs LR de l’Assemblée se garniront d’un député supplémentaire grâce à la victoire revendiquée de Philippe Benassaya dans les Yvelines. Le siège était à LREM depuis 2017.

La droite a le sourire, d’autant que sa domination du Sénat a été confortée, à l’issue du renouvellement partiel de la haute assemblée ce dimanche.

Dans les autres circonscriptions, les couleurs politiques des vainqueurs sont les mêmes qu’au début du quinquennat.

Conséquence de la traditionnelle désaffection pour les partielles et de la résurgence de l’épidémie de Covid-19: l’abstention a été très forte.

Elle avait tutoyé les 87% lors du premier tour dans le Val-de-Marne. Dimanche, elle a oscillé entre 81 et 84% dans les circonscriptions hors Ile-de-France.

Maine-et-Loire, Seine-Maritime, La Réunion, Haut-Rhin, Val-de-Marne et Yvelines, les votants devaient départager douze candidats du RN aux écologistes, mais sans LREM.

Le parti présidentiel, qui ne remettait en jeu qu’un seul siège, a été éliminé dès le premier tour dans les circonscriptions où il se présentait, soit la moitié.

Les « marcheurs » avaient d’ores et déjà perdu la 11e circonscription des Yvelines, où Nadia Hai, nommée ministre déléguée à la Ville, avait démissionné. Elle a ainsi volontairement provoqué une élection partielle pour empêcher son suppléant, mis en examen pour trafic de stupéfiants, de siéger.

Dans cette circonscription, qui fut celle de l’ex-candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2017, Benoît Hamon, la droite a revendiqué la victoire du maire de Bois d’Arcy (LR) Philippe Benassaya avec environ deux tiers des suffrages face à la première adjointe au maire de Trappes (Génération.s), Sandrine Grandgambe.

A Colmar et Neuf-Brisach, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, le candidat LR Yves Hemedinger, qui était arrivé assez largement en tête au premier tour, s’est facilement imposé face à l’écologiste Frédéric Hilbert (63,67% contre 36,33%). Il succède à Eric Straumann (LR) devenu maire de Colmar, tandis que sa suppléante Brigitte Klinkert est entrée au gouvernement en tant que ministre déléguée chargée de l’Insertion.

– Pas d’élu EELV –

Un autre duel entre la droite et les écologistes avait lieu dans la troisième circonscription du Maine-et-Loire.

Avec 303 voix d’écart au premier tour, la candidate (EELV) d’union de la gauche Daphné Raveneau pouvait espérer faire douter la candidate LR Anne-Laure Blin. Mais la droite, qui était partie divisée dans ces cantons au nord de Saumur, n’a pas laissé échapper ce siège de député qu’elle détient depuis les débuts de la Ve République. Mme Blin l’emporte avec 61,1% sur fond de participation famélique (16%).

Dans la neuvième circonscription du Val-de-Marne, troisième et dernière circonscription où EELV présentait un candidat, les guerres fratricides à gauche ont tourné à l’avantage de la candidate PS Isabelle Santiago, dont le camp a revendiqué l’élection avec environ 58% des suffrages, face à Sandra Regol, numéro 2 d’EELV.

« Certains ont souhaité faire à gauche un test national à l’occasion de cette partielle. Ils trouvent ce soir dans l’élection d’une députée socialiste leur réponse », a taclé l’ex-député PS, Luc Carvounas qui a préféré la mairie d’Alfortville à la circonscription.

Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, le candidat socialiste Gérard Leseul a été élu au second tour en rassemblant 71,61% des voix face au RN Jean-Cyril Montier (28,39%). M. Leseul succède à Christophe Bouillon (PS), élu maire de Barentin en mai.

Dans la deuxième circonscription de la Réunion, Karine Lebon, à la tête d’une liste d’union de la gauche, l’a largement emporté (71,96%) sur son adversaire soutenue par la droite, Audrey Fontaine (28,04%).

Karine Lebon était soutenue par Huguette Bello, démissionnaire de l’Assemblée nationale après son élection à la mairie de Saint-Paul.

Dans cinq des six circonscriptions, les ex-titulaires du siège de député ont préféré occuper un fauteuil de maire, même d’une petite commune, plutôt que conserver leur siège au Palais Bourbon. Et leurs suppléants n’ont pas souhaité prendre leur relève, à une vingtaine de mois des élections législatives de 2022.

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