Politique

Fronde contre les mesures anti-Covid: Ferrand fustige les « politicailleries »

Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a fustigé mercredi les « politicailleries » des élus locaux qui contestent les récentes mesures contre l’épidémie de Covid-19, leur demandant de ne pas « canarder » l’Etat quand il « prend ses responsabilités ».

Il est « tellement dérisoire de faire des politicailleries sur des sujets pareils », a-t-il déclaré, interrogé lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes parlementaires sur la fronde d’élus en désaccord notamment avec des fermetures de bars et restaurants, en particulier dans la région Aix-Marseille.

« Le ministre (de la Santé Olivier Véran) a pris ses responsabilités, après on nous dit que ce n’est pas concerté. Ce n’est pas sérieux de le dire », a-t-il ajouté.

Tout en soulignant que « pour agir fort et vite », il faut que « les décisions soient prises au plus près », il a souligné qu’il revenait en dernier ressort à l’Etat de trancher.

« Si d’aventure on n’y arrive pas, parce que certains ne veulent pas assumer (…), il revient à l’Etat de prendre ses responsabilités. Et quand il prend ses responsabilités, je pense qu’il serait élégant de ne pas le canarder », a estimé l’élu du Finistère.

M. Ferrand a dit « comprendre l’émotion, la colère et l’angoisse » des commerçants, restaurateurs ou tenanciers de bars concernés, mais a souligné que cette épidémie risquait de s’inscrire dans la durée, et a demandé une gestion flexible.

« Nous allons je le crains pendant des mois, voire plus, devoir gérer les choses en accordéon » en fonction d’accélérations de la propagation du virus et des capacités du système de santé. Par moments « il faudra diminuer l’activité humaine », à d’autres « relâcher l’effort ».

Pris en flagrant délit de non-port du masque mardi en arrivant au « perchoir » pour présider la séance des questions au gouvernement, M. Ferrand a fait amende honorable en présentant ses « excuses ».

Le président de l’Assemblée a plaidé un « oubli sous le coup de la précipitation », dû à un appel téléphonique de dernière minute.

« Je me suis fait épingler », a-t-il reconnu, en réclamant l’indulgence: selon lui cela peut arriver à tous les « Français normaux ».

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