Politique

Le Pen dénonce des « exagérations » et « contre-vérités »

Marine Le Pen dénonce des « exagérations » et des « contre-vérités » dans le plan de relance du gouvernement, qui doit être examiné par les députés à la fin du mois.

Dans une vidéo d’une douzaine de minutes diffusée mardi soir, la candidate à l’Elysée y voit un « saupoudrage de mesures techniques » qui met « en lumière les faiblesses de ceux qui se désignent pourtant comme une élite infaillible ».

La présidente du Rassemblement national estime que ce plan intègre plusieurs dispositifs déjà annoncés, comme le plan jeunes, les mesures du Ségur de la Santé, ou des investissements dans les secteurs technologiques, qui représentent « 46 milliards d’euros de garanties de crédits déjà engagés et de financements à rembourser ultérieurement par les Français » sur les 100 milliards du plan.

Elle critique aussi ses « conditions de financement ». Pour elle, il est « faux » de dire que 40 milliards du plan seront financés par l’Union européenne.

« La France a accepté (…) de s’endetter à de moins bonnes conditions que si elle l’avait fait seule » et « puisque cette dette européenne sera remboursée (…) à hauteur du poids de chaque État membre dans le PIB de l’UE, la France devra au minimum rembourser 67 milliards d’euros » et non 40, développe la dirigeante d’extrême droite.

La députée du Pas-de-Calais propose pour sa part « un grand emprunt national rémunéré à 2% », et le recours à « l’emprunt souverain de la France » pour les besoins de financement restants.

Elle dénonce également la « complexité administrative kafkaïenne » du plan, et insiste « sur l’insuffisance des mesures à l’égard des PME-TPE, véritable angle mort de la politique du gouvernement », qui ne seront que 20.000 à pouvoir bénéficier du plan, selon elle.

Marine Le Pen suggère, notamment pour les petites entreprises, qu’une « partie des prêts garantis par l’État, déjà octroyés aux entreprises, (soient) convertis en fonds propres en proportion des pertes de chiffre d’affaires subies ».

Elle déplore que « tous les secteurs indistinctement » soient soutenus « sans grande cohérence » et réclame davantage d’aides pour l’agriculture, le nucléaire, la formation, la santé, ainsi que des « mesures de souveraineté industrielle ».

Défendant une économie « enracinée dans (les) territoires », « créatrice de valeur et d’emplois », et « préservée de la concurrence internationale déloyale », elle défend un « désenclavement territorial » notamment en matière de santé et d’infrastructures routières et ferroviaires.

Continue Reading
Advertisement
Ceci pourrait vous intéresser
Cliquez ici pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi dans la catégorie Politique

Advertisement

Facebook

Insolites

Advertisement

Les plus lus