Politique

LFI et CFDT Suez exigent « la lumière » après les révélations de Mediapart

Le numéro deux de LFI, Adrien Quatennens, et la CFDT Suez ont exigé mercredi que « la lumière » soit faite après les révélations de Mediapart sur les conditions dans lesquelles Engie a décidé lundi de vendre ses parts de Suez à Veolia, le député de La France insoumise réclamant également une commission d’enquête.

Selon Mediapart, le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, aurait appelé les deux représentants de la CFDT au conseil d’administration d’Engie pour leur demander de ne pas prendre part au vote qui a donné le feu vert à la vente des actions que le groupe possède à Veolia, malgré l’opposition de deux représentants de l’Etat.

« Je demande que l’on vérifie », a affirmé le député sur Franceinfo. « Nous, nous allons nous en donner les moyens, y compris indépendamment s’il le faut à la France insoumise, d’une commission d’enquête », a-t-il expliqué.

De son côté, la CFDT Suez, opposée au rachat par Veolia, a demandé sur Twitter « que toute la lumière soit faite sur cette histoire. Ces révélations, si avérées, sont d’une extrême gravité. De notre côté nous ne lâcherons rien. Non à l’OPA » (offre publique d’achat).

Sur le même réseau social, M. Mélenchon a d’ores et déjà annoncé que « les députés LFI créent leur propre commission d’enquête et de suivi » sur cette affaire.

« Nous voulons la vérité et la punition des comploteurs », a-t-il écrit dans un second tweet.

« Nous avons besoin de lumière dans cette affaire. Si les révélations de Mediapart s’avèrent vérifiées, nous avons affaire à un scandale d’Etat », a déclaré M. Quatennens. « Et si c’était vérifié, franchement, l’affaire Benalla à côté, c’est du pipi de chat », a-t-il assuré.

« Peut-être que (le ministre de l’Economie) Bruno Le Maire aussi a été dupé dans cette affaire », s’est interrogé M. Quatennens, en allusion à l’opposition exprimée par le ministre à cette opération.

Lundi soir, le conseil d’administration d’Engie, actionnaire principal de Suez, a décidé d’accepter l’offre de Veolia, qui expirait à minuit, et de lui vendre l’essentiel de ses parts dans son concurrent Suez pour 3,4 milliards d’euros, passant outre l’opposition de l’Etat, qui possède 22% d’Engie.

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