Société

opérations escargots des patrons de discothèques dans plusieurs villes

Des opérations escargots ont été menées mardi matin dans plusieurs grandes villes comme Rennes, Marseille ou Lyon par des patrons de discothèques protestant contre la fermeture de leurs établissements en raison de la crise sanitaire.

A Rennes, l’opération a réuni au plus fort « 52 véhicules et 80 personnes » sur la rocade, selon la police qui a fait état d' »embouteillages monstrueux ». Démarrée à 07H30, l’opération était toujours en cours peu après 10H00, mais avec un nombre réduit de véhicules.

« On a créé un bouchon géant avec quatre équipes sur la rocade », a déclaré à l’AFP Mathieu Lebrun, patron du Milton Club à Baudre (Manche).

Selon lui, des chefs d’établissement de Normandie et de Bretagne se sont joints au mouvement. « Les aides promises depuis le mois de juillet ne sont toujours pas versées », a expliqué M. Lebrun. « Et on voudrait une garantie de maintien des aides jusqu’à la réouverture de nos établissements », a-t-il ajouté, précisant que les manifestants demandaient à être reçus par les pouvoirs publics.

« La politique du gouvernement de tout fermer est une erreur. Il vaut mieux avoir des discothèques ouvertes avec un protocole strict que des soirées privées dont on ne peut pas remonter la chaîne de contamination », a estimé M. Lebrun.

Selon lui, une opération similaire est prévue à Paris le 19 octobre.

A Lyon également, des gérants de boîtes de nuit ont lancé une opération escargot mardi matin sur le périphérique de la ville, selon le Collectif des discothèques en colère sur Facebook. De nombreux ralentissements étaient en cours mardi matin à l’entrée de Lyon et sur le périphérique nord en direction de Grenoble et Genève.

« C’est nos métiers qui payent la note, et elle est chère », a déclaré Thierry Fontaine, président l’Umih Nuit, principal syndicat des établissements de nuit, qui a participé à l’opération escargot à Lyon. « A fin août, on était à 82 dépôts de bilan dans les discothèques (…) Environ 300 autres discothèques sont directement menacées d’ici la fin de l’année. On demande aussi une rémunération pour les dirigeants d’entreprise, sinon ils ne peuvent pas vivre ».

Dans les Bouches-du-Rhône, les patrons de discothèques ont ralenti fortement la circulation sur l’autoroute A51 entre Aix-en-Provence et Marseille à l’appel d’un « Collectif des discothèques en colère Paca et Corse ».

« Nous avons besoin d’aide, c’est certain. Mais ce que nous désirons le plus c’est le droit de travailler comme tout le monde dans le respect des gestes barrières », écrit ce collectif sur sa page Facebook.

burs-aag/or

Continue Reading
Advertisement
Ceci pourrait vous intéresser
Cliquez ici pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi dans la catégorie Société

Advertisement

Facebook

Insolites

Advertisement

Les plus lus