Société

quasi plus d’espoir pour une jeune fille prise sous les ordures

Les secours n’avaient quasiment plus d’espoir de retrouver vivante une fille de 12 ans enterrée sous les ordures, après un effondrement dans la décharge où elle travaillait en Inde, mercredi au cinquième jour des recherches.

Neha Vasava récoltait du plastique et du métal sur un monceau de déchets haut de 25 à 30 mètres, dans la décharge de Pirana à Ahmedabad (ouest), lorsqu’une partie de la butte s’est effondrée samedi soir.

Les secouristes poursuivent depuis leurs recherches parmi des tonnes d’ordures et les chiens errants, sur cette décharge d’environ 32 hectares.

Quelque quatre millions d’Indiens, dont beaucoup d’enfants, travaillent dans des conditions dangereuses et insalubres sur les décharges d’ordures afin de récupérer divers matériaux pour les vendre.

Un garçon âgé de six ans qui travaillait aux côtés de Neha Vasava avait pu être sauvé le jour même.

Six engins de terrassement ont été déployés pour participer aux recherches, encore compliquées par la pluie, a expliqué mercredi à l’AFP un responsable des pompiers, Naitik Bhatt.

« Quelques heures après qu’elle ait été enterrée, il y a eu de la pluie qui aurait pu faire tomber encore plus d’ordures depuis le sommet », a-t-il poursuivi. « Les chances de la retrouver vivante sont négligeables mais nous continuerons les recherches pour la retrouver ».

La décharge gigantesque reçoit chaque jour quelque 3.500 tonnes d’ordures venues d’Ahmedabad, ville de 5,6 millions d’habitants. Plusieurs centaines de familles vivent sur le site dans des conditions d’extrême pauvreté et y travaillent comme chiffonniers.

« Nous gagnons notre vie en vendant ce que nous récupérons dans la décharge », explique à l’AFP Mahesh, un chiffonnier âgé de 30 ans qui n’a aucune protection, pas même un masque. « Nous avons de la chance si nous sommes choisis par quelqu’un pour effectuer un travail, autrement la seule option pour nous c’est de vendre ce que nous récupérons ».

Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), plus de 41 millions d’enfants de moins de 12 ans sont forcés à travailler en Asie du Sud. Des experts estiment que le confinement imposé par la pandémie de coronavirus, qui a privé de ressources des millions de personnes, a exacerbé le problème du travail des enfants.

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