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Un gang de proxénètes dirigé par des Nigérians, démantelé  à Marseille

Le gang, considéré comme « hyper violent », exploitait la détresse des migrants à des fins de prostitution.

Dix personnes ont été interpellées et huit ont été présentées au parquet de Marseille, a détaillé vendredi la procureure de la République à Marseille, Dominique Laurens. Quatre d’entre eux, ont été mis en examen et placés en détention provisoire en fin de journée vendredi.

Elles ont été interpellées le 23 juin dernier cité du Parc Corot, dans le 13e arrondissement.

Les prévenus sont poursuivis pour des faits de proxénétisme aggravés, violences avec armes et en réunion, de viols, association de malfaiteurs et d’aides au séjour irrégulier. Ils encourent vingt ans de réclusion, rapport France 3.

Le gang, considéré comme « hyper violent », exploitait la détresse des migrants à des fins de prostitution.

Bataille de leadership

Ces gangs d’origine nigériane seraient installés principalement dans trois grandes villes, à Paris, Marseille et Lyon. Mais c’est surtout leur violence, qui frappe les autorités.

« Cela débouche sur de violents affrontements pour obtenir le statut de chef et une guerre farouche pour l’appropriation de profits générés par cette prostitution », a précisé Dominique Laurens.

En avril 2018, une longue enquête avait permis le démantèlement d’un réseau.

« L’enquête a démarré suite à la plainte d’un couple en août 2019 dont la femme était forcée de se prostituer, des personnes en déperdition totale », explique le commissaire divisionnaire Pierre Leconte des Floris, de la Direction zonale de la police aux frontières (DZPAF).

Logements inoccupés

« Ils squattent des logements inoccupés de la cité Corot de Marseille (13ème) et y installent les nouveaux arrivants, les femmes sont ensuite contraintes à se prostituer à la Capelette (10ème) et à Plombière (3ème) », a précisé Patrice Olivier Morel procureur adjoint à Marseille, à France 3.

« Il y a ces hommes et ces femmes qui fuient un pays où leurs vies sont en danger. Et leurs bourreaux en France, sont eux-mêmes des victimes au Nigéria pour la plupart », détaille Pierre Leconte des Floris.

« Ils font appel à des passeurs et utilisent les voies traditionnelles de l’immigration, le Nigeria, puis le Niger pour rallier la Libye ».

La prostitution est aussi le moyen de rembourser les frais engagés pour la traversée et payer les passeurs.

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