Affaires

Val-d’Oise: un réseau de faussaires démantelé par les policiers

Deux ateliers de fabrication de faux papiers démantelés. Du matériel de confection perfectionné a été saisi, ainsi que 1150 cartes vierges.

Les policiers ont démantelé deux ateliers de fabrication de faux documents d’identité dans le Val-d’Oise, a annoncé la police ce lundi. Ils ont interpelé trois personnes qui ont été mises en examen. Deux d’entre-elles ont été  placées en détention provisoires. Le dossier est dirigé par un juge d’instruction de Marseille.

Les investigations ont débuté dans la cité la cité phocéenne où les policiers avaient été alertés par le transporteur Chronopost. Ce dernier avait découvert un colis contenant des documents français et étrangers, dérobés à Marseille.  Ces documents devraient être livrés en Grèce.

Selon BFMTV, qui cite une source policière,  ces documents devaient atterrir entre les mains de passeurs en Grèce pour servir à des personnes ayant une ressemblance physique avec le titulaire officiel des papiers d’identité.

Du matériel de confection perfectionné saisi

Immédiatement, une surveillance a été mise en place : écoutes, planques et filatures. Les enquêteurs ont ainsi réussi à localiser deux ateliers de confection de faux documents d’identité dans les communes de Survilliers et Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise).

La perquisition des deux appartements a permis  aux policiers de saisir « des faux documents, des imprimantes de qualité moyenne, des tampons ou des bandeaux autocollants siglés RF », et dans l’autre « une imprimante thermique très rare, qui ne se trouve pas dans le commerce » et qui aurait été acquise sur le Darknet.

1150 cartes vierges au format carte de crédit ou permis de conduire ont été également saisis. Les trois suspects ont été ensuite interpellés par les enquêteurs. Il s’agit de deux Algériens de 35 ans et de la compagne de l’un d’eux. Au terme de leur garde à vue, tous trois ont été mis en examen.

Les deux hommes ont été placés en détention provisoire, la femme sous contrôle judiciaire.

D’après les investigations, ce réseau était spécialisé dans la confection de cartes d’identité espagnoles, italiennes, belges et françaises, ainsi que dans les permis de conduire.

Une partie des faux papiers était revendue dans le quartier de Barbès à Paris. Ils se monnayaient entre 150 et 250 euros pièce.

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